So Perche par mail !

samedi 8 février 2014

Post pour ma mère !

Non ce blog ne reprend pas à proprement parler du service. Si nous n'avons pas jeté l'éponge sur les travaux, il a fallu choisir : la truelle ou le clavier ! 

Mais ma mère, à l'étranger, veut voir nos derniers exploits. Alors... 

Il s'agit du démontage d'une cheminée déjà remaniée par d'autres pas vraiment à son avantage. Disons que la cheminée percheronne d'origine avait vaguement fini par ressembler à une cheminée Philippe. C'était comme ça : 





Maintenant c'est comme ça : 




Coucou les Sarthois sur la photo !
A part la première, les autres photos sont prises avec un téléphone portable déjà ancien... Pas terrible. 

Entre les deux, nous avons remis les quatre ouvertures sur la façade sud comme elles étaient à l'origine : deux fenêtres agrandies, deux fenêtres qui étaient anciennement des portes qui sont redevenues des portes, nous avons déposé la tomette, décaissé la maison, créé un vide d'air, fait couler une dalle et poser un plancher chauffant, fait couler une chape...  

Nous avons démonté la cheminée et ça n'était pas une mince affaire, les trois corbeaux étant traversants (mur de 50 cm) et nous ne voulions pas les casser pour pouvoir les réutiliser. Pour avoir les corbeaux de gauche, le plus simple était de les sortir latéralement. Nous avons donc démonté le fond de placard en briques que l'on voit sur la première photo. Nous en étions là : 




Une fois l'ouverture faite, ça nous a semblé une évidence de ne pas la reboucher. Cela simplifie notre circulation au rez-de-chaussée et optimise aussi la circulation de l'air chaud du poêle à convection. 

Il a en revanche fallu remonter un poteau de briques de 50X50 parce que c'est pas tout, mais les corbeaux tenaient le mur ! Les briques venaient d'un pan de cloison que nous avions démonté, les briques du fond de placard n'étant pas réutilisables (complètement friables). Le conduit de cheminée, lui, avait été repris par un linteau béton et deux corbelets en pierre (cf. deuxième photo) 
Ca donnait ça : 





Puis nous avons démonté les 3 corbeaux de droite et en avons profité pour créer une niche : 




Le tout a ensuite été enduit. Nous n'avons pas de photo quand c'est vraiment vraiment terminé (week-end prochain !). Il a fallu recréer des angles à l'ouverture de droite car les pierres avaient été entaillées pour créer une feuillure pour y mettre une porte.  Pas une mince affaire. 

Il reste à monter une cloison de briques de terre crue derrière le poêle pour emmagasiner la chaleur. 

Pour bien faire, il faudrait quelques petits flash-back, sur la ventilation sous-dalle, les enduits, l'isolation laine de bois, les avancées de la salle de bain, la métamorphose du jardin... 
Un petit topo aussi sur les "+/-" du poêle Bruno après 2 mois d'utilisation 

On verra si j'ai le courage !



mardi 27 décembre 2011

Previously, in So Perche ! - 17

Et pour désespérer d'avoir à repartir... Vue sur le pré, 8h du matin.

Previously, in So Perche ! - 16

Tan tan tan tan... 


Pendant qu'on décaisse au rez-de-chaussée, il se passe aussi des choses au grenier, orchestrées par Gwendal. 
24 cm de laine de bois en couches croisées, pare-vapeur, on s'occupera plus tard du placo : 





Et une photo pour immortaliser ce qui ne se verra bientôt plus : 

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Dans la rubrique "bébêtes"... Mue d'environ 1 mètre trouvée à l'étage de la grange. La couleuvre est toujours aussi arboricole par ici.

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PAUSE JARDIN


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Et voilà, ça décaisse, ça décaisse... 

Eh oui. 

Quoi ? La quoi ? La minipelle ? Ah oui, celle qui devait passer par l'ouverture qu'on a faite exprès ? C'est où qu'elle est ? Bah nul part. Pas faute de minipelle, mais faute de quelqu'un un peu habitué pour la piloter en intérieur, qui a fait défection par manque de confiance dans sa propre dextérité. Et nous ne lui avons pas trouvé de remplaçant. Après plusieurs w-e à attendre que ce remplaçant tombe du ciel, on s'est dit que si on avait pris la pelle et la pioche dès le début, on aurait déjà quasi terminé. Faut dire qu'on a été découragé par les "non, non, ça, vous pouvez pas le faire à la main c'est n'importe quoi", les "non, sérieusement, gardez votre énergie pour autre chose"... "Ou alors, oui, mais faites venir vos amis, à deux c'est pas possible". Nos QUOI ? Un a- quoi ? Un ami ? Mais voyons, des amis, nous n'en avons plus depuis que nous avons entamé les travaux d'hercule ! Terminé ! Ils rasent les murs ! Ils n'osent même plus demander "alors vous en êtes où ?" ! Alors voilà, on s'y est mis. En 2 w-e, sans travailler toute la journée parce que c'est tout simplement impossible, nous avons décaissé environ 25m2 sur les 60 à faire. Mathieu pioche et creuse, je fais les aller-retour pour vider la brouette. On a fait un gros tas de sable (parce que là, ça n'est que du sable, très fin et avec une belle couleur, qui pourrait bien servir pour des enduits) devant la maison puis notre voisin nous a mis sa remorque devant la porte qu'il vide une fois qu'elle est pleine. 

Cela dit, nous ne sommes pas contre un coup de main. Les arguments sont minces, il faut bien le dire : c'est absolument inintéressant, il n'y a aucune technique à mettre en oeuvre, rien à apprendre, c'est éreintant, abrutissant, en plus il commence à faire froid et les pauses sont un peu rudes, mais : on a de la musique, des bières, de quoi faire du thé ou du café, on est sympa, on serait infiniment reconnaissant... On peut aussi dire que c'est un séance de muscu gratuite... Et puis et puis c'est une belle leçon de vie, n'est-ce-pas, dans ce monde de "clé-en-main", de "tout tout de suite", un peu de lenteur et d'efforts, ça fait pas de mal, non ? (... on fait ce qu'on peut...).  







Previously, in So Perche ! - 12

Nous avons fait la connaissance du couple qui a exploité la ferme de 1960 à 1985 et qui en parle encore avec un scintillement dans les yeux. Surtout Mme G., qui raconte que leur arrivée à C. a représenté pour eux l'avènement d'un confort qu'ils n'avaient jamais connu. Notamment parce que dans leur ancienne ferme, il fallait aller chercher l'eau assez loin alors qu'à C., le puits est accolé à la maison. Il n'y avait pourtant pas l'eau courante, pas de toilettes, pas de chauffage performant et une électricité approximative (refaite plus tard, sans doute pas beaucoup moins approximativement, par leur fils de 14 ans !). D'ailleurs, une photo aérienne de la ferme est toujours, 26 ans après qu'ils ont quitté C., accroché dans la salle à manger de leur pavillon. Oui, parce que tout de même, quand il s'est agi pour eux de devenir propriétaires, ils ont acheté du neuf, pas une ferme !
Cette rencontre et la visite de notre maison furent un poil stressantes, parce que nous étions en train de défaire ce qu'ils avaient passé des années à faire et qui avait représenté pour eux le début de la modernité. M. G est notamment l'auteur du polystyrène, du lambris, des plaques d'amiante dans la cuisine, probablement aussi du ragréage ciment sur 30m2 de tomettes recouvert d'un vinyle, de la peinture rose et bleue (chambre de fille, chambre de garçon ? Ça par contre c'est immuable) à même la pierre et sans doute de nombreuses autres mutilations dont nous avons découvert certaines au fil de la conversation. Comme ce : "Ah oui j'me souviens, là y'avait un immense four à pain que j'ai démoli pour y mettre la salle de bain !". Gloups... 
Rien ne dit cependant que nous aurions fait mieux qu'eux, rien ne dit que la perspective d'avoir, pour la première fois de notre vie, une salle de bain, ne l'aurait pas emporté sur des considérations d'ordre patrimonial (j'allais dire : d'ordre conservateur, dans le sens "conservation du patrimoine", mais l'idée n'est pas si éloignée). D'ailleurs, nous ne nous sommes nous-mêmes pas privés de détruire une cheminée, qui certes, était inesthétique (cela dit la pierre apparente et les enduits chaux l'étaient pour eux aussi !), mais qui a représenté des heures de travail pour un tailleur de pierres, un maçon et qui, même non contemporaine de la construction de la maison, faisait désormais bien partie d'elle. Bref, les temps changent et les maisons avec, et ce faisant nous sommes tombés sous le charme de M. et Mme G., qui nous ont confié les deux photos suivantes. 

Sur la première, c'est exactement cette porte que nous avons rouverte, et c'est exactement ce que nous aimerions refaire : une imposte au-dessus de la porte vitrée... et même les volets pleins à petits coeurs nous séduisent. Au dos, il y a écrit "C., baptême de J.". 


Quant à cette deuxième photo, de ce qui est toujours la porte d'entrée de la maison flanquée de la pompe du puits, je la trouve parfaitement "depardonnesque" !